L'EXPEDITION DU MEXIQUE

Rappel historique

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Les uniformes de l'armée française

L'uniforme de 1860

"A la zouave"

L'uniforme de 1860 porté au Mexique pour les sous-officiers et hommes de troupe suscita de nombreuses critiques, notamment en raison de son inadaptation à la vie de campagne : les jambières blessaient les hommes et le shako était trop peu pratique.

Le 2/12/1867, un nouveau règlement fixera la tenue des hommes :

Tunique du modèle 1867 en drap bleu foncé à deux rangées de 7 boutons, avec jupe de 34 cm.

Collet et passepoils jonquille. Les attributs spéciaux des compagnies d'élite (voltigeurs et grenadiers) sont supprimés en janvier 1868, avec la suppression des ces compagnies. Dès lors, tous les hommes reçoivent les épaulettes écarlates, qui sont portées sur la tunique et la capote. Parements droits, sans patte de parements. La coupe du pantalon devient droite.

1. Les troupes régulières

1a.Infanterie de ligne et légère





A noter :



- L'habit en drap bleu foncé à neuf boutons est passepoilé de jonquille. Collet jonquille avec grenade écarlate pour les grenadiers et sapeurs, cor de chasse pour les voltigeurs. Parements droits avec pattes jonquilles. 


La jupe est très courte, au dos deux fausses poches garnie de 2 boutons. Les retroussis découpés en forme d'étoile pour les fusiliers, grenade et cor pour les autres.


- Les épaulettes sont en laine écarlate pour les grenadiers, jonquilles pour les voltigeurs et vertes à tournantes écarlates pour les compagnies du centre (fusiliers). En bas à droite, contre-épaulette de musicien du 77e de ligne.




Clairon de voltigeurs


Les chasseurs à pied


A noter :

- Capote-tunique bleu foncé passepoilée de jonquille au collet aux parements et à la jupe. La jupe est plus courte que celle des officiers. Pantalon ample gris de fer avec passepoils jonquille. Parements en pointe sans patte.
- Les épaulettes sont en laine verte à tournantes jonquille.





1b. Les officiers


2. L'Armée d'Afrique

2a. L'infanterie légère d'Afrique ou "Bat' d'Af"

Tenue réglementaire 


Tenues au Mexique






A noter :

- L'habit est passepoilé de jonquille au collet aux parements et à la jupe. Collet jonquille et pattes de parement bleues pour le col. 
- Les épaulettes sont en laine verte à tournantes vertes et "attentes" rouges.
Parements en pointe sans patte pour le bas des manches.

2b. La Légion Etrangère


A noter :

- L'habit est passepoilé d'écarlate aux parements et à la jupe. Collet jonquille avec grenades écarlates pour les grenadiers et sapeurs, cors de chasse pour les voltigeurs. Parements droits avec pattes écarlates. Etoiles rouges au dos de l'habit pour les fusiliers, grenades et cors pour les autres.
- Les épaulettes sont en laine écarlate pour les grenadiers, jonquilles pour les voltigeurs et vertes à tournantes écarlates et "attentes" vertes pour les compagnies du centre (fusiliers).

Drapeau du 2ème rgt de la Légion étrangère






Clairon d'une compagnie de fusiliers








Escadron de cavalerie de la Légion



Récapitulatifs


A noter :
- qu'il y a aussi des compagnies de grenadiers et de voltigeurs à la Légion.
- que les parements des "Bat d'Af" sont en pointe et non pas de patte comme sur l'image (erreur).

2c. Les Zouaves à pied et montés





2d. Les Tirailleurs algériens à pied et montés




3. La cavalerie régulière et les troupes montées










4. L'artillerie de ligne et de la Garde





5. Train des équipages et administration


6. La Marine


Le régiment de marche d’infanterie de marine, placé sous le commandement du colonel Hennique, comptait deux bataillons soit vingt-deux compagnies provenant pour moitié des garnisons de métropole des 1er et 2e RIM et pour moitié de leurs garnisons de Martinique et de Guadeloupe.
La batterie était armée de six pièces de 4 rayées, canons alors modernes mais se chargeant toujours par la bouche. Cinquante chevaux et 200 mulets avaient été embarqués aux Antilles françaises, à la Jamaïque et à Cuba.
Les troupes avaient embarqué sur 3 frégates mixtes (propulsion voile et vapeur), deux à hélice et une à roue.
Les soldats de marine sont les derniers à débarquer le 12 décembre et les premières épreuves qui les attendent sont le climat et la maladie. Ils sont en effet au cœur des « Tierras calientes », les terres chaudes, bande marécageuse de 80 km au climat tropical, chaud et humide. C’est la zone du « vomito negro » c’est à dire de la fièvre jaune. Le colonel Hennique écrit : Il est à souhaiter qu'elles (nos troupes) n'y restent pas longtemps (à Vera-Cruz), car la chaleur y est très grande et l'endroit est très malsain. Il faudrait en partir le plus tôt possible pour soustraire nos hommes aux influences pernicieuses du climat. Dès le mois de février, le régiment d’infanterie de marine compte 85 hommes à l’hôpital et à l'ambulance et 98 malades indisponibles au cantonnement.



  1. Matelot en tenue de combat.
  2. Marsouin de l'infanterie de marine.
  3. Marin en tenue de combat.

7. Le commandement de l'armée et de la contre-guérilla



8. Contre-guérilla française 1864-67





  1. Uniforme d'origine de la Contre-Guérilla commandée par Charles de Stoecklin, Vera Cruz - 1863.
  2. Brigadier du 1er escadron de la Contre-Guérilla française au Mexique.
  3. Cavalier du 1er escadron (de dos).
  1. Sous-officier du second escadron de la Contre-guérilla.
  2. Cavalier du second escadron de la Contre-Guérilla.
  3. Sous-officier de l'artillerie de la Contre-Guérilla.




  1. Lieutenant-colonel Gaston de Gallifet commandant de la Contre-Guérilla (1866 - 1867).
  2. Colonel Charles-Louis Dupin, commandant de la Contre-Guérilla (1863 - 1866).
  3. Capitaine Michel Aloys Ney, commandant de la Contre-Guérilla (1865).

Cantinières française et belges


9. Les légions des volontaires étrangers et les troupes auxiliaires

9a. Le bataillon égyptien, la Légion Belge et la brigade de volontaires autrichiens

Drapeau de la légion belge











  1. Colonel (Van der Smissen). Les bottes sont munies d'éperons mexicains.  Il porte, glissé dans la ceinture de laine, un revolver.  Le Mat à percussion de fabrication française (1861 à 1863).  L'armée belge ne possédait avant 1878 aucun revolver réglementaire.  Les sabres étaient des deux modèles de 1850 - 53.  Le fourreau du sabre d'officier à pied se terminait par un dard à branches inégales, celui d'officier monté présentant un dard à branches égales.
  2. Capitaine des troupes montées.  Il est armé d'un pistolet-revolver du système Jean-Baptiste Devisme (1855).
  3. Capitaine.  Il porte le képi du modèle autrichien.
  4. Major.  Il porte un veston du modèle porté dans la marine et le bonnet de police. Il est armé du revolver Lefaucheux, modèle 1858, fabriqué à Liège.  Au Mexique, les officiers ne purent renouveler leur garde-robe.  Aussi, maintes fantaisies allaient s'introduire dans la tenue vestimentaire.  Plusieurs allèrent jusqu'à porter des vestons civils sur lesquels ils avaient fait coudre des soutaches sur les manches.
  5. Capitaine.  Il est armé d'un Colt Dragoon.  En campagne, les officiers firent usage de la large écharpe rouge de laine ou de flanelle, dont le double tour protégeait le bas-ventre contre les dysenteries, et les hanches contre la fatigue du ceinturon.


  1. Grenadier de faction à la caserne du Maegdendaele à Audenarde. Vêtu de la capote, il est armé d'un fusil fourni par le ministère de la Guerre, en attendant la carabine Enfield, dont 2000 exemplaires avaient été commandés auprès d'une fabrique d'armes de Liège.
  2. Le chapeau couvert de sa toile blanche, c'est dans cette tenue que le volontaire quittera Audenarde sous la pluie, avec le premier contingent, le vendredi 14 octobre 1864.
  3. Grenadier en tenue réglementaire (centre). Le chapeau de feutre était semblable à celui porté par les carabiniers de l'armée belge. La tunique du volontaire était taillé dans un drap bleu roi. Brandebourgs (10 devant, 4 derrière) et gallons aux couleurs distinctes: rouge pour les grenadiers, vert pour les voltigeurs, blanc pour les musiciens et les cantinières. Culotte gris bleu à passepoil de couleur distinctive. Molletières de cuir jaune, guêtres de toile. Le volontaire est armé du fusil Enfield cal.13 mm, une arme de qualité pour l'époque.
  4. Voltigeurs sur la route de Vera-Cruz à Mexico (en bas à gauche). Le chapeau étant jugé encombrant au cours des marches, il fut prescrit de porter le bonnet de police et un mouchoir en guise de couvre-nuque. Le 22 février 1865, le colonel Van der Smissen arrêta que le chapeau ne pouvait plus être porté que couvert de la coiffe. Très vite les volontaires adoptèrent le képi, confectionné principalement dans l'étoffe récupérée des capotes.
  5. C'est dans cette tenue que les voltigeurs commandés par Tijdgadt combattront le 11 avril 1865 à Tacambaro. Les Belges avaient adopté la musette utilisée par les français, et qui s'avérait fort commode, limitant notamment le port de l'encombrant havresac au cours des expéditions.



  1. Grenadier - Morelia 1865.  Il porte le sombrero indigène.  Les jambières qui s'étaient avérées fort incommodes au cours des marches avaient été abandonnées.
  2. Sergent des voltigeurs - Morelia 1865 (en haut à droite).  Les magasins français furent mis à contribution pour pourvoir au remplacement de plusieurs effets usés.  Les volontaires allaient être pourvus de pantalons de toile grise taillées "à la zouave".
  3. Au cours des dernières campagnes de 1866, la silhouette du volontaire belge allait s'apparenter à celle de toutes les unités d'infanterie européennes engagées au Mexique, hormis les zouaves.  Cette uniformité révélait l'effort considérable que les magasins français avaient fourni pour équiper les autres corps dont les approvisionnements s'étaient avérés insuffisants (centre).
  4. Cantinier (en bas à gauche).
  5. Sergent des troupes montées.  A la suite du combat de Marin, les Belges purent constituer deux compagnies montées.  Les cavaliers furent dotés par l'intendance française de bottes transformées "à l'écuyère".  A cause de la pénurie d'armes blanches, les volontaires utiliseront leur fusil armé du yatagan en guise de lance.  Notre sergent est armé d'une carabine du type Minié et d'un sabre-baïonnette "yatagan" français.  Il porte la médaille française de la campagne du Mexique.




Compagnie montée belge
Troupes montées 1866



Drapeau de la Légion austro-hongroise




Major Ferdinand von Rosenzweig.
2. Général Franz Graf Thun-Hohenstein
3. Major Paul Bernard


Jägers :
 1. leutnant
 2. jäger
3.  jäger


Hussards 
1. hauptman de dos
2. leutnant de face
3. troupe


Uhlans
1. hauptman
2. lancier
3. sergent


Artze ( médecin ) hauptman
jäger
Major Edmund Graf Wickenburg cavalerie hussards


1. Oberstluitnant Johann Polak
2. uhlan
3. Oberluitnant officier d'infanterie
Tous portent des " chivaras " à poils longs


1. Colonel Armin Freiherr von Hammerstein-Equard ,commandant 18ème de ligne
2. Colonel Alfons von Kodolitsch en grande tenue de hussards
3. Colonel Johann Carl Fürst Khevenhüller-Metsch en tenue d'officier des hussards rouges.

Le bataillon égyptien,  la Légion belge et les volontaires autrichiens.




  1. Volontaire de la Martinique.
  2. Fantassin du bataillon égyptien.
  3. Auxiliaire mexicain dans les terres chaudes.

10. L'armée impériale mexicaine de l'empereur Maximilien

L'empereur Maximilien


Drapeau impériale régimentaire




Garde Palatine
1. Oberluitnant Carl Schaffer en petite tenue
2. Sergent en grande tenue
3. Oberst Carl Graf Bombelles en grande tenue


  1. Garde Palatine petite tenue.
  2. Garde Palatine grande tenue.
  3. Garde Palatine tenue de campagne.





  1. Fantassin du 18ème bataillon d'infanterie de ligne.
  2. Fantassin du bataillon d'infanterie de ligne (1863 - 1865).
  3. Chasseur du 3ème bataillon (1867). 


  1. Sous-officier de l'artillerie impériale.
  2. Fantassin de la Gendarmerie impériale en petite tenue ou tenue de campagne.
  3. Garde municipal de la ville de Mexico.
  1. Fantassin de l'infanterie de ligne (1866 - 1867).
  2. Soldat du bataillon des cazadores (1866 - 1867).
  3. Cavalier des "hussards rouges" (1867).
Cazadores de Mexico 1866-67



Troupes montées


  1. Cavalier des compagnies présidiales.
  2. Cavalier des escadrons impériaux (d'après Vanson).
  3. Cavalier des escadrons impériaux.
  1. Chasseur du 8ème corps de cavalerie (1866).
  2. Lancier du régiment de l'Impératrice (1867).
  3. Cavalier des Gardes Rurales de Queretaro (1867).




LES FORCES REPUBLICAINES "LES LIBERAUX"

L'infanterie

  1. Garde National de l'Etat du Michoacan, bataillon de Morélia (1863)
  2. Garde National (1856 - 1860), Fantassin en uniforme réglementaire de 1853 modifié en 1856.
  3. Garde National en petite tenue. Le règlement de 1856 spécifiait l'usage d'un uniforme en toile blanche. Cette petite tenue fut la plus répandue dans l'armée républicaine.


  1. Fantassin de la Milice d'Etat (1863 - 1867)
  2. Fantassin républicain. Armée du Nord (1866 - 1867)
  3. Fantassin du bataillon d'élite des Supremos Podores.

La cavalerie 

  1. Cavalier du corps des Rurales.
  2. Guérillero faisant partie de la cavalerie irrégulière.
  3. Cavalier des troupes régulières.

Guérilla 

  1. Plateados.
  2. Guérillero républicain.
  3. Guérillero républicain portant le zarape.
La légion étrangère de la liberté (déserteurs belges)

Les grandes étapes de la campagne du Mexique (de 1861 à 1867)




Les débuts de l’expédition (1861-1863)

Année 1860 : initiative diplomatique commune des « puissances maritimes » (Angleterre, France, Espagne) pour contraindre le Mexique à payer ses dettes.

1861

17 juillet 1861 : le président mexicain Benito Juarez fait voter une loi qui suspend tous les accords financiers conclus avec les Européens.

Septembre : Juan Manuel Hidalgo est officieusement chargé par Napoléon III d’entrer en discussion avec l’archiduc Maximilien d’Autriche.

Octobre : entrevue entre Gutierrez de Estrada et Napoléon III.

19 octobre : lettre de l’Empereur au comte de Flahaut, ambassadeur de France à Londres.

31 octobre : convention établissant le cadre légal de l’intervention européenne au Mexique.

Décembre 1861 / janvier 1862 : débarquement des contingents alliés à la Vera-Cruz.

1862

19 février : convention de la Soledad.

10 mars : arrivée du général de Lorencez avec 4 500 hommes de renfort.

9 avril : rupture de la Convention interalliée du 31 octobre.

20 avril : le général de Lorencez déclare la guerre, non à la « nation mexicaine », mais à « un gouvernement inique, qui a commis contre [les résidents français] des outrages inouïs ».

5 mai : échec de Lorencez devant Puebla.

25 septembre : arrivée du général Forey, nouveau commandant en chef, avec 23 000 hommes de renfort.

1863

16 mars 1863 : début du siège de Puebla.

17 mai : prise de Puebla.

10 juin : entrée dans Mexico.

10 juillet : proclamation de l’empire du Mexique.

La fin de l’expédition (1863-1867)

1er octobre 1863 : Achille Bazaine devient commandant en chef.

1864

12 mars : accord, à Paris, entre Napoléon III et Maximilien.

10 avril : Maximilien accepte la couronne et ratifie la Convention de Miramar.

12 juin : arrivée de Maximilien et de Charlotte à Mexico.

Décembre : arrivée des corps de volontaires belges (2 000 hommes) et autrichiens (6 000 hommes), soldés par Maximilien.

1865

9 avril  : fin de la guerre de Sécession avec la victoire du Nord.
Décembre : les États-Unis se font représenter par un ambassadeur auprès du gouvernement de Benito Juarez.

1866

15 janvier : lettre de Napoléon III à Maximilien annonçant son changement de politique.

Février : pression diplomatique américaine sur Napoléon III.

11, 13 et 19 août : entrevues dramatiques, à Paris, entre Napoléon III et l’impératrice Charlotte.

21 août : lettre de Napoléon III à Maximilien : « Il m’est désormais impossible de donner au Mexique un écu ou un homme de plus ».

28 novembre : Maximilien décide de ne pas abdiquer et de demeurer au Mexique.

6 décembre : licenciement des corps belge et autrichien.

1867

14 janvier : la junte décide le maintien de l’empire et la poursuite de la « pacification ».

5 février : les troupes françaises présentes à Mexico évacuent la capitale en direction de la Vera-Cruz. « Enfin libre ! » s’exclame Maximilien.

8 février : défaite des troupes de Miramon à San Jacinto face aux républicains d’Escobedo.

19 février : Maximilien s’enferme avec ce qui lui reste de troupes dans Queretaro.

Mars/avril : siège et combats de Queretaro.

15 mai : Reddition (pré-négociée en secret) de Maximilien au général Escobedo.

13 juin : Ouverture, à Queretaro, du procès de Maximilien devant un tribunal militaire.

14 juin : condamnation à mort de Maximilien.

19 juin : Maximilien est fusillé aux côtés des généraux Miramon et Mejia.

26 novembre : après de longues tractations diplomatiques, le cercueil de l’ex-
empereur du Mexique quitte le pays sur la “Novarra”.

1868

18 janvier : la dépouille de Maximilien est déposée dans la crypte de l’église des Capucins, à Vienne, où reposent les Habsbourg.
















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